BALI
Mercredi
17 décembre, Kuta
Quelle étape
à Bali !
Elle aura été intense, pleine de variété,
d'activités et de rencontres.
Nous sommes arrivés à l'aéroport de Dempasar
il y a quinze jours, où nous étions attendus par
Kabal et Whidi, deux guides locaux, jeunes et sympas ; qui ont
en plus l'avantage de parler français, ils nous ont aidé
à établir un programme qui permettent de voir un
maximum de choses pendant les deux petites semaines que nous avions
à passer sur cette île. Et Dieu que ce programme
a été beau.
Il a commencé tranquillement à Kuta, la ville qui
bouge, le long de la plus grande et la plus belle plage de l'île.
Nous nous sommes essayés au surf bien sûr, et si
nos débuts ne nous ont pas permis directement de concurrencer
les tas d'Australiens venus passer ici leurs vacances de Noël,
ils laissaient espérer une ou deux belles vagues pour la
suite.
Cette ville peut effectivement accueillir de très nombreux
touristes, malheureusement, depuis l'attentat du 12 octobre 2002,
elle vit bien en deçà de ses capacités. Nous
n'aurons eu que ce qu'il faut pour que les bars aient une ambiance
extra mais pour que les prix restent bas, toutes nos nuits nous
auront coûtés autour de 3 euros.
Nous sommes ensuite partis pour un tour ans les soins moins fréquentés,
et ils valent vraiment le coup. Le centre et ses rizières
tout d'abord, ou les agriculteurs nous expliquaient que leur système
d'irrigation est le meilleur du monde, ce qui leur permet (grâce
aussi à la richesse de la terre volcanique et à
l'abondance des pluies et du soleil) d'avoir trois récoltes
par an.
Puis nous sommes arrivés à Lovina, une immense plage
de sable noir où nous avons embarqués sur un bateau
de pêche à balancier pour aller voir les dauphins
de très près, extra !
Nous avons mis ensuite le cap sur Java pour attaquer notre série
de volcans, en commençant par le Kawah Ijen (2220m), dans
le cratère duquel on trouve un très important gisement
de souffre et le lac le plus acide du monde (qui a un PH inférieur
à 0, on ne savait même pas que c'était possible).
Tout au long du chemin qui grimpe vraiment fort, puis descend
vraiment dru dans le cratère (et l'inverse dans l'autre
sens
), on croisait des porteurs de souffre, qui pour 400
roupies du kilo (il faut 10000 roupies pour faire un euro) transporte
sur leur épaule des charges allant de 70 à 120 kilos
alors qu'eux doivent en peser 55 en moyenne, encore plus impressionnant
que les porteurs sherpas ! Et ce qu'il préfère qu'on
leur offre alors qu'ils crapahutent dans ces sentiers ultra chaotiques,
entourés par la fumée du volcan, c'est une cigarette
De retour sur Bali, nous nous sommes ensuite attaqués au
désormais paisible (ça n'a pas été
toujours le cas, loin s'en faut) volcan Batur, 14OO mètres
qui possède lui 3 cratères desquels s'échappe
un air si chaud qu'il peut suffire pour préparer une omelette
ou vous griller votre steak. Il a aussi l'énorme avantage
d'offrir une vue sur le lac du même nom, le plus grand de
l'île et sur tout le littoral est et l'île voisine
de Lombok.
Enfin, last but not least, le Gnung Agung, 3140 mètres,
le plus haut de Bali, qui propose une ascension pas très
longue mais très raide (demandez à Léon)
qui se commence aux alentours de 2 heures du matin si l'on veut
voir le lever du soleil du sommet. Nous étions au sommet
à l'heure, mais pas le soleil, saison des pluies oblige.
Mais le sport a vraiment commencé à la descente
; étant monté la nuit, nous avions mal vu le chemin,
ça montait très fort, ce qui fait que ça
ne descendait pas doucement, Yann nous a emmené tout le
monde sur une piste hasardeuse à travers les cailloux qui
ne menait pas du tout au chemin à travers la forêt
équatoriale. Ainsi il a fallu tenter de garder un cap et
de retrouver le bon chemin à travers les coulées
de laves, les fougères, les lits de ruisseaux et les arbres,
ça n'a pas été sans difficultés, ni
sans chutes. Yann et Greg se partage le titre de la plus belle
gaufre avec chacun un tour complet dans les airs avant de toucher
terre sur le dos, Léon remporte haut la main le concours
des gamelles les plus nombreuses, pas évident de tenir
quand on ne voit pas où on met les pieds. Pour Whidi la
raison de notre égarement est on ne peut plus claire, nous
n'avions pas donné assez aux Dieux qui nous ont donc éloignés
du chemin, on le saura pour la prochaine fois.
Après
ces péripéties montagnardes, retour à la
mer, à Amed exactement, superbe petit village où
nous avons pu naviguer sur de superbes trimarans (de petits bateaux
à balanciers, mais à voile cette fois) comme vous
pourrez le voir dans un petit film sur www.yassalaba.com , puis
plonger sur l'épave d'un bateau américain coulé
en 1942 par les Japonais. Cette fois c'est Greg qui était
privé de plongée pour cause d'otite. Albéric,
en passionné, est même resté 3 jours de plus.
Pour Léon, Greg et Yann, retour à Kuta pour s'attaquer
plus sérieusement au surf. Les vagues tant espérées
ont été prises en longboard (il en manque encore
un peu pour les prendre sur les petites planches
), on est
maintenant paré pour l'Australie.
Surf le matin donc, puis foot sur la plage avec les Balinais,
si sympas et accueillants, pour Léon et Yann, au soleil
couchant avant de se rincer dans l'Oc2an Indien, ça ressemble
vraiment à la belle vie. Une pensée et une brasse
pour la France où il doit faire un peu moins chaud
On finit enfin avec 2 jours à Ubud, le villages des artisans
et des danseurs pour un dernier aperçu de l'extraordinaire
culture balinaise, puis un dernier de ces merveilleux coucher
de soleil à Ulu Wathu avant de quitter cette île
extraordinaire, la tête remplie de jolis souvenirs et de
belles images.
Albéric,
Greg, Léon et Yann