CUBA
Pas mal de
voyageurs que nous avions croisés et avec qui nous avions
parlé de Cuba nous aveient confié que la plus grande
île des Caraïbes leur avait laissé une impression
"bizarre". Et il nous faut bien vous avouer que nous
ne pouvons que confirmer leur opinion. Nous avons vu à
Cuba des endroits et des trucs merveilleux, nous avons aussi constaté
que pas mal de trucs étaient gachées par un sytème
par certains côtés hallucinant.
Le plus simple est de tout raconter chronologiquement.
Nous sommes arrivés à La Havane, dont l'aéroport
ressemble à n'importe quel autre aéroport international.
Pour nous tout s'est bien passé et nous n'avons pas eu
à attendre le moins du monde pour obtenir notre tampon
sur nos visas et passeports, mais nous avons eu plus tard des
récits de Québécois qui avaient bloqué
plus de 4 heures, dont 2 bonnes d'interrogatoire sur leurs motivations
pour entreprendre un voyage à Cuba et d'autres d'Anglais
qui s'étaient fait coller de force dans un hôtel
à 60 dollars car ils n'avaient pas réservé
de chambre pour leurs 2 premières nuits (ce que nous n'avions
pas fait non plus).
Arrivé dans le centre de la Havane, nous avons du nous
répartir en 3 endroits car les hôtes qui ouvrent
leur maison aux touristes (un des seuls moyens pour eux de faire
rentrer des dollars dans leur foyer et d'améliorer un peu
leur salair mensuel de 15 dollars en moyenne) n'ont pas le droit
d'accueillir plus de 2 personnes à la fois, même
s'ils disposent de 10 places...
La vieille ville de La Havane est magnifique, le quartier historique
offre des promenades extraordinaires dans des ruelles coloniales
pleine de couleurs et de musique dans lesquelles c'est un enchantement
de déambuler, de s'arrêter pour une partie de dominos
ou un mojito. Le seul truc qui peut être usant à
la longue est que l'on est sans celle sollicité par des
vendeurs de cigares clandestins (le plus souvent faux, parfois
excellents, mais il est dur de voir la différence pour
les non experts), des mendiants, des maqueraux, des taxis, des
guides touristiques, des escrocs...bref par une population qui
manque d'argent à tel point qu'elle semble souvent ne penser
qu'à cela.
Nous avons ensuite découvert la campagne cubaine, dans
le paisible village de Vinales, au coeur des plantations de tabac
et des collines. Le coin est vraiment tranquille mais il a été
un très bon point de départ pour Maria la Gorda,
une plage supérbe qui s'avère être un exceptionnel
spot de plongée et pour une belle ballade à scooter
à travers des petits villages, la rase campagne et les
pancartes remémorant la glorieuse révolution de
59, le "Che" (LA véritable idole cubaine, on
le voit absolument partout), ou promettant un monde meilleur grâce
au socialisme. La population de ces villages étaient particulièrement
accueillante et peu intéressée par les dollars des
touristes (ce qui est notable et appréciable), c 'est là
que nous avons eu les échanges les us riches avec les locaux.
Albéric et Yann étaient particulièrement
chanceux puisqu'ils logeaient dans une famille adorable (nous
étions évidemment dispersés, à cause
de la même loi) qui leur offrait des mojitos à volonté
et n'hésitait pas à leur servir clandestinement
de la langouste à un prix dérisoire, alors que la
cuisinière risquait pour un tel outrage 1000 dollars d'amende
et 10 ans de prison (la viande de boeuf, la langouste et le poisson
ne peuvent pas être servis dans les casas particulares car
elles risqueraient, le cas échéant, de concurrencer
les restaurants touristiques)!
Trinidad, ensuite, est une ville que nous avons unanimement appréciée.
Les rues, remplies de vieilles bâtisses coloniales, sont
superbes, il y a vraiment de la musique partout, on y a rencontré
des tas de gens de tous les pays extras, et on a eu la chance
d'y passer pendant les 3 jours du carnaval annuel, qui constituent
pour les gens de là-bas une des rares occasions de se rassembler
et de s'amuser.
Nous avons enfin vu Varadero, qui est la vitrine touristique du
pays et qui rassemble une concentration énorme d'hôtels
et de vacanciers (cubains et étrangers). La plage de 21
kilomètres est certes très belle, l'eau claire et
idéalement tiède mais là encore on sent bien
que tous les gens vivent dans la peur d'être pris par la
police pour louer des chambres clandestinement (ici normalement
on ne peut pas dormir chez l'habitant, qui risqueraient encore
et toujours de concurrencer les hôtels), de proposer des
srvices de taxis illégaux, des cigares de contrebandes....
Ainsi la synthèse est mitigée. Nous avons vu un
pays superbe, visités des coins extraordinaires, rencontrés
des gens adorables.... Mais nous avons aussi vu un sytème
qui pourrit la vie des gens, voire parfois les gens eux-mêmes,
qui conduit sa population à vivre dans la pauvreté
et la peur, à s'organiser pour trouver des dollars par
tous les moyens...
Nous repassons par La Havane, le temps de se reballader dans ses
rues si belles et agréables, d'aller voir le musée
de la révolution et de faire le plein de cigares et de
rhum (les deux produits quxquels on n'échappe pas, ce qui
est un vrai plaisir d'ailleurs), puis nous passon par les Etats
Unis avant de revenir trinquer aux retrouvailles au pays.
C'est maintenant plus si loin, là aussi, ça fera
plaisir et bizarre à la fois.
Albéric, Cédric, Greg, Léon et Yann