De Delhi à Katmandu

Jeudi 1er Octobre, Sunauli

Nous avons quitté l'Inde, franchi la frontière et sommes rentrés au Népal aujourd'hui.

En Inde, nous avons découvert un monde inconnu, fascinant bien que déconcertant, archaïque bien que moderne, d'une beauté étrange à laquelle nous n'étions pas du tout habitués. Nous avons été très bien accueillis, mangeant indien (excellent !) et goûtant aux épices avec modération (on est pas fou non plus…). Nous allons tous très bien. La boîte d'immodium à ce rythme nous amènera sans problème jusqu'à New York, même Yann, qui a déjà connu l'enfer en Afrique et redoutait carrément l'Inde, est frais comme un gardon prêt à arpenter les pentes de l'Himalaya.

Notre première étape nous a fait découvrir 3 états du nord de l'Inde : le Rajasthan, le Madhya Pradesh et l'Uttar Pradesh. Nous avons ainsi visité entre autres, la capitale de l'Inde, Jaipur la ville rose, Agra et son Taj Mahal, un temple érotique où nous n'avons rien appris de plus en matière de Kama Sutra mais quand même constaté qu'ils s'y connaissaient déjà pas mal au dixième siècle, et Benares, un endroit magique, la ville sacrée des Hindous sur le Gange, dans lequel ils se purifient et où ils brûlent leurs morts. Notre première impression en débarquant en Inde fut celle d'un immense Bazar : les villes grouillent, bouchonnent, bruitent ; ici les vaches sacrées ont la priorité sur les véhicules, les hommes partagent leur espace vital (déjà restreint vu qu'ils sont plus d'un milliard) avec toutes sortes d'animaux : vaches, chèvres, buffles, singes, poules, serpents, éléphants…
Bien que bruyante sale et pauvre, l'Inde n'en demeure pas moins captivante. Les gens vous sourient tout le temps en lançant des grands " hellos ". Tout le monde vous dévisage et cherche à sympathiser avec vous. Les paysages sont magnifiques.
La camera de Greg fascinent les petits comme les plus grands et créent des attroupements autour de notre pauvre cameraman, qui a du coup souvent du mal à filmer. L'ecran digital de l'appareil photo d'Alberic suscite le même émerveillement. Dans ce pays la poussière se mélange aux magnifiqus couleurs des saris, le bruit aux incantations des bramines, la pauvreté aux immenses fortunes des 250 familles de Maharadjas qui décorent leurs palais de rubis, de jade et autres diamants.

De l'Inde, on gardera le souvenir d'un pays difficile et impressionnant, contrasté et passionnant, où la magie se mélange souvent avec l'incompréhension. Bref, on voit du beau !