NOUVELLE
ZELANDE
Mardi 27
janvier, Auckland
Comme ces
trois grosses semaines que nous avons passées dans ce pays
ont été riches ! Et belles !
Nous avons
atterri à Christchurch le 5 janvier, encore un peu tristes
de quitter l'Australie que nous avions tant aimée, encore
un peu fatigués de notre soirée de départ
de Sydney, où nous avions retrouvé Julien pour une
fête mémorable entre amis, au bout du monde. La Nouvelle
Zélande nous a très vite fait comprendre qu'elle
avait elle aussi de merveilleux atouts, en commençant par
deux jours de randonnée dans le parc national de l'Abel
Tasman. Il s'agit en fait d'un sentier qui longe le littoral nord
ouest de l'île du Sud, qui alterne les plages superbes et
la forêt profonde, les traversée de longs bancs de
sable à marée basse et les petits cols pentus ;
superbe ! Alberic aimait tellement qu'il ne s'arrêtait plus
de marcher en croyant courir après le reste de la troupe
alors qu'il était loin devant, du coup nous avons fait
en une journée ce qui était prévu pour 3
jours
Un peu fatigant sur le coup mais finalement utile,
du coup on a gagné du temps pour les autres coins.
Nous avons alors attaqué la descente de la côte ouest,
en longeant parfois la mer de Tasmanie déchaînée
ou en nous arrêtant pour marcher le long de falaises qui
n'ont rien à envier à notre bonne Normandie. La
première grosse escale a été pour le glacier
Franz Joseph, qui comme son voisin Fox, est l'un des glaciers
les plus actifs du monde (ils avancent de 1 à 5 mètres
par jour). Non content d'être si vif ; il est aussi très
beau ; la journée que nous avons passée sur celui-ci
nous a emballés et nous a permis de revoir la neige, alors
que nous sommes si loin de nos Alpes qui doivent en être
couverts.
Puis la route a repris jusque Wanaka, une petite ville charmante
qui borde le lac du même nom, idéal pour la rando,
le vélo, le dériveur ou le ski nautique, nous avons
fait une petite ascension dans le parc national du Mont Aspiring,
qui ressemble étrangement au Cervin (mais on ne pourra
pas vous le prouver car les nuages ne nous ont pas laissé
assez de répit pour prendre une photo, comme très
souvent dans ce pays qui possède largement le temps le
plus dégueulasse de tous ceux que nous avons traversés
jusque là
) et un peu de VTT le long du lac, très
sympa.
Nous sommes enfin arrivés à Te Anau, la porte d'entrée
des Sounds, les fjords du Sud. Albéric a pu aller plonger
dans Milford Sounds et admirer ce superbe fjord aux formes parfaites,
puis nous nous sommes tous rendu au briefing du trek de 4 jours
en kayak qui nous attendait dans Doubtfull Sounds. Là on
nous a prévenu qu'il s'agissait de l'endroit le plus pluvieux
du monde, qu'il était infesté de sandflys (des mouches
atroces qui vous pique jusque 300 fois sur la même jambe
et dont les boutons vous démangent pendant 3-4 jours
)
et qu'il risquait d'y avoir pas mal de vent contre nous, ce qui
pouvait rendre le truc physique, mais que malgré tout nous
allions adorer
Le lendemain à 8 heures du soir, nous
venions de nous manger 35 nuds dans la face, avions passé
plusieurs séances de 10 minutes à pagayer de toute
nos forces pour ne pas avancer d'un pouce mais tenter de ne pas
reculer alors que nous avions 30 km à faire dans le même
sens (contre le vent) dans la journée, on venait de planter
nos tentes sous une pluie battante qui ne cessait pas depuis le
matin, commencions à dépasser la trentaine de piqûres
sur chaque main et pourtant, il est vrai que la magie des lieux
commencer à opérer, bizarrement nous n'avions pas
si envie que ça s'arrête immédiatement. Et
comme nous avons été récompensés :
les trois jours qui ont suivi, nous avons pagayé dans des
eaux bien plus calmes, bordées de montagnes couvertes elle
mêmes de forêt, de rocs et de neige, à rester
parfois plus d'une heure encadrés par des dizaines de dauphins,
à passer sous des chutes d'eau de plus de 100 mètres,
à nous laisser porter par le vent grâce à
une sorte de spi de kayak, à côtoyer les pingouins
et les otaries
Inoubliable !
Nous étions donc ravis et très affûtés
en sortant de ce trip, parés pour Queenstown, la capitale
mondiale des sports extrêmes. Il y a vraiment là
de quoi tout faire ou tout essayer, notre sélection : hydrospeed
pour Albéric et Léon, Saut à l'élastique
pour Cédric et Albéric, Parapente pour Greg. Yann,
lui, était déjà parti un peu plus nord pour
se frotter au Mont Cook, le point culminant de Nouvelle Zélande
et d'Océanie (3754m). Avec un peu de chance, une fenêtre
météo et un compagnon de cordée local qui
tombaient idéalement, il a planté le drapeau de
Yassalaba sur le toit de l'Océanie après 7h30 d'ascension
dans la glace, la neige et les rochers, et après 7 heures
de descente et une grosse frayeur lors d'un rappel sans visibilité
très près d'une coulée de neige, il retrouvait
ses amis, heureux et fatigué. Il devra emmener Brad, qui
l'a guidé jusqu'au sommet, au Mont Blanc l'été
prochain, échange de bons procédés !
L'île du Sud a donc été fameuse, et figurez
vous que l'île du Nord est terrible elle aussi. On y a vu
et fait en bref :
Une superbe randonnée dans le parc National de Tongariro,
avec le volcan Ngauruhoe, très fatigant à la montée
(demandez à Léon) vu qu'on recule d'un demi pas
tous les pas dans ce grand pierrier, très amusant à
la descente par contre vu que ça ressemble vraiment au
ski quand on essaye d'aller vite.
Un saut en parachute au dessus du lac Taupo, ce qui offre une
vue superbe mais surtout des sensations nouvelles et folles quand
on est en chute libre.
Des baignades dans des eaux volcaniques et chaudes, à Taupo
et à Rotorua.
Des plongées en rivière à Taupo et en mer
dans les Poor Knights Islands.
Une navigation sur un class America (les bateaux qui participent
à la Coupe de l'America) dans le golfe d'Hauraki, sur les
lieux des deux dernières Coupes de l'America.
En résumé
on ne s'est pas ennuyé du tout en Nouvelle Zélande
et on a adoré ce pays. On le conseille vraiment à
tous ceux qui aiment les activités outdoor car c'en est
le paradis, on essaye de l'expliquer en photos sur www.yassalaba.com.
Maintenant, Tahiti et la Polynésie Française arrivent,
ce devrait être plus calme mais pas moins beau
.
Albéric, Greg, Léon, Cédric et Yann