LE PEROU


On est un peu triste… On quitte le Pérou où on aurait tant aimé rester beaucoup plus longtemps, et avec lui on fait nos adieux aux Andes qu'on parcoure avec bonheur depuis début février.
Comme d'habitude, c'est la perspective de la suite de notre voyage qui nous console…
Le Pérou a été beau et agréable donc, voici chronologiquement comment on l'a vu.
On y est entré par le lac Titicaca, en quittant, toujours à regret, la Bolivie. On a visé directement la ville d'Arequipa, présentée par les guides et les amis comme blanche et belle, très agréable à vivre, ils ne nous avaient pas menti.
C'est de là que nous sommes partis pour le Canyon de Colca, superbe vallée désertique réputée pour ses condors ; à raison. Le spectacle de ces oiseaux dont l'envergure peut atteindre 3 mètres est effectivement très impressionnant, ils donnent une exceptionnelle leçon de vol à voile et l'envie de voler. La veille nous avions passé la fin de l'après-midi dans des piscines d'eau chaude, un rêve !
Pour nos deux derniers jours à Arequipa, nous nous sommes ensuite attaqués au Chachani, le volcan enneigé qui domine la région de ses 6075 mètres. Greg, qui n'avait pas digéré du tout une pizza locale, et Cédric, partaient eux pour 2 jours à cheval. Après une nuit à 5000 mètres, évidemment fraîche et courte, Albéric, Nathalie, notre pote québécoise venue passer une dizaine de jours avec nous, Léon et Yann se mettait en route et atteignait le sommet vers 8 heures du matin. Dans la descente, Léon, allé au bout de l'effort, avait une vraie envie de se coucher dans la neige et de se laisser mourir, mais finalement tout le monde retrouvait bien le camp, fatigué et heureux.

Du coup la nuit de bus qui nous amenait le soir même a Cusco passa comme de rien, et nous débarquions a 5 heures du matin dans la capitale de l'empire Inca. Cette ville est sans aucun doute la plus riche culturellement du pays, les nombreux vestiges incas côtoient les églises coloniales, l'ambiance, celle d'un carrefour touristique et d'une ville à taille humaine y est de plus réellement très sympa. C'est de là que l'on part en train pour le Camino del Inca, le chemin de l'Inca qui mène jusqu'au Machu Pichu. Là le sentier est réellement bondé et cet amas touristique est parfois nettement abusif, mais dès que l'on rentre sur le site du Machu Picchu, la magie opère et l'on est forcément fasciné par cette ancienne capitale régionale inca extrêmement bien conservée. Les terrasses, maisons et temples donnent une vraie idée de la vie qui s'y développait entre le 15 et le 16e siècle, l'architecture parfaite des pierres et les hommages au soleil impressionnent.
De là, il est important de monter au Wayna Picchu, la montagne sacrée qui domine le site, la vue y est incroyable. Mais elle se mérite, le zouf qui y mène n'est pas très long mais très très raide. Yann s'attaque au record de la montée et part bien trop vite, il se croûte comme une bouse sur une marche inca qui en avait vu passer des millions avant lui, se saigne un peu une jambe et relance les douleurs de son genou aux ligaments distendus. Cela étant, la vue depuis le haut de l'escalier final (le plus raide qu'on ait jamais vu) est effectivement extraordinaire, à voir sur les photos de yassalaba.com.
Un bain dans les sources d'eau chaude d'Aguas Calientes (sympa, mais bien moins bien que celles de Colca) conclut notre passage dans la région, puis nous retrouvons Cusco le soir pour la despedida (la soirée d'au revoir pour les non-hispanisants que nous ne sommes plus) de Nathalie qui fut suffisamment arrosée et éprouvante pour qu'on trouve sans problème le sommeil lors des 21 heures de bus qui nous attendaient pour rejoindre Lima. Là, on a droit à une pause de 5 heures avant de s'en reprendre une douzaine pour aller à Huaraz, le temps de retrouver Karina, notre amie péruvienne et annecienne à la fois qui fut une guide parfaite dans la capitale péruvienne, bien plus jolie et agréable que ce qu'en disent les gens et les guides, à savoir !